Septembre 2023
Ce que le contrat de collecte ne vous dit pas
Signer un contrat avec un prestataire de collecte, poser des bacs identifiés, respecter les jours de passage : beaucoup d'entreprises pensent avoir réglé la question des biodéchets.
C'est souventune illusion confortable. Derrière cette apparente simplicité se cachent deux réalités que les contrats de collecte n'affichent jamais en première page : une dépendance opérationnelle et des coûts qui ne cessent de croître.
Mythe
Externaliser la collecte de ses biodéchets, c'est s'en débarrasser. Cela donne une impression rassurante de délégation totale.
Une fois le contrat signé, la question semble réglée. Pourtant l'entreprise reste entièrement tributaire d'un acteur extérieur.
Réalité
C'est aussi accepter de dépendre d'un tiers pour sa conformité et sa continuité opérationnelle.
Ce n'est pas un risque théorique!
Les mouvements de grève, pour lesquels nous avons tous en tête des amas de déchets qui s'entassent, entraînent des risques immédiats sur la salubrité des sites concernés.
Pour les entreprises dépendantes de ces prestations, aucune solution de repli n'est prévue.
Concrètement, cette dépendance expose l'entreprise à :
✔️ Une accumulation non maîtriséede biodéchets en cas d'interruption de service.
✔️ Des nuissances accrues dans l'attente d'un retour à la normale.
✔️ Des contraintes de stockage réfrigéré permanentes et coûteuses.
✔️ Une absence totale de visibilité sur la continuité du service à moyen terme.
Externaliser la collecte, c'est donc aussi externaliser une partie de sa maîtrise opérationnelle. Une réalité que peu de contrats mettent en avant au moment de la signature.
Mythe
La collecte externalisée est la solution la plus simple et la moins chère.
Réalité
C'est une solution dont le coût augmente structurellement, sans jamais résoudre le problème à la source.
Entre 2019 et 2023, la facture totale de collecte et le traitement des biodéchets, incluant location des bacs / déconditionnement / collecte & transport, a augmenté de 70% en seulement 4 ans.
A ces coûts directs s'ajoutent des postes souvent invisibles dans les tableaux de bord :
✔️ Local de stockage réfrigéré à entretenir et désinfecter régulièrement.
✔️ Des fréquences de collecte à augmenter en période estivale ou en pic d'activité.
✔️ Du temps de gestion interne pour superviser le tri, les volumes et les fréquences.
✔️ Des coûts réels de collecte et de tri souvent très différents des tarifs initialement annoncés (remplissage partiel / tri non conforme / etc...)
La collecte externalisée n'est donc pas une solution figée et maîtrisée. C'est un cout variable, indexé sur des facteurs extérieurs à l'entreprise, et qui ne traite jamais de la source du problème.
La simplicité de la collecte a un revers documenté :
✔️ Dépendance à un prestataire.
✔️ Augmentation des coûts non prévisible.
✔️ Contraintes de stockage permanentes.
✔️ Nuissances persistantes.
Externaliser la collecte de ses biodéchets peut sembler être la voie la plus simple. Cependant, pour toutes sociétés
gouverner, c'est prévoir. Difficile lorsque les aléas liés à la collecte sont connus mais non prévisibles.
← Retour au blog